PARIS INTERNATIONALE 2017
18 - 22 octobre 2017

Preview et vernissage le 17 octobre 2017
Stand 8A – 8ème étage
11 rue Béranger 75003 Paris

La Galerie Hervé Bize a le plaisir d’annoncer sa participation à Paris Internationale 2017.
Malgré les changements qui ont profondément transformé le marché de l’art en «une sorte d’artketing», la galerie, l’une des rares implantées en dehors de Paris, poursuit un travail dont l’esprit curatorial très marqué a contribué à la distinguer dans des contextes de foires très différents, de sa participation à Art Basel en 2010 à Frieze New York l’an passé, ou bien encore lors d’Independent New York cette année.
En effet, les projets réalisés par la galerie aux États-Unis ces dix dernières années (pas uniquement dans le cadre de foires), se sont succédé à un rythme très régulier.
A l’occasion de Paris Internationale, qui investit cette année les anciens locaux du journal Libération, nous avons choisi de montrer les deux artistes américains que nous représentons : Jack Youngerman (né en 1926), dernier représentant de la génération Ellsworth Kelly et grand ami de François Morellet, disparu l’an passé et Hanna Sandin (née en 1981), artiste new-yorkaise dont le travail sculptural suscite une vive attention.
Enfin, profitant de sa participation à la Biennale de Lyon, Mondes flottants et de sa résidence à la Cité des Arts à Paris, nous avons aussi convié l’artiste lusitano-luxembourgeois Marco Godinho (né en 1978) à présenter une pièce sonore.

Nous sommes heureux de pouvoir présenter à Paris Internationale un ensemble d’œuvres récentes (peintures et œuvres sur papier) de Jack Youngerman.
Ces travaux, où la couleur tient un rôle majeur et qui s’appuient sur une recherche de composition particulièrement étudiée, mettent en évidence un développement singulier autour de l’abstraction, dont Youngerman est un des représentants les plus importants, et ce depuis le début des années 1950, époque où il vivait à Paris. À son retour aux États-Unis, il fut ensuite engagé dans le milieu de l’art contemporain new-yorkais, avec d’autres artistes amis parmi lesquels on trouve Robert Indiana, Ellsworth Kelly, Frank Stella, Jasper Johns, Agnès Martin et Robert Rauschenberg.
Ses œuvres récentes se caractérisent par leurs arrangements symétriques, «facettés» (parfois semblables à des écussons) et par un rayonnement vers l’extérieur partant d’un noyau central et formant ainsi des images saturées de couleurs.

C’est en 2010, à l’occasion de l’exposition The logic of Association qui se déroula au MoMA PS1, que la galerie découvrit le travail de Hanna Sandin. Inspirée par le langage, Hanna Sandin réalise essentiellement des mobiles, suspendus ou soclés, dont la structure est analogue à celle des formes visuelles employées par les linguistes : il s’agit en quelque sorte d’arborescences, d’allégories d’un système de classification.
Son travail a figuré récemment dans l’exposition Vanishing Points, un projet d’Andrianna Campbell, à la James Cohan Gallery à New York.
Paris Internationale est l’occasion de montrer pour la première fois ses toutes dernières sculptures en cuivre, les Rodconstruct, qui s’articulent dans l’espace suivant des configurations différentes.

Marco Godinho déploie, pour sa part, une réflexion sur notre perception subjective du temps et de l’espace. Son expérience de vie nomade, prise entre plusieurs langues et cultures, donne lieu à une exploration sensible des questions d’exil, de mémoire et de
géographie. Installations, objets, vidéos, dessins, pièces sonores ou bien encore projets participatifs dessinent la carte d’un monde où les trajectoires reflètent les itinéraires personnels et posent la question du multiculturalisme.
Marco Godinho a été invité par Emma Lavigne à prendre part à la Biennale de Lyon, Mondes flottants, qui se tient jusqu’au 7 janvier 2018.
Nous avons choisi de présenter en écho à cette actualité Invisible More Visible More Invisible, une pièce sonore à eux voix qui se mêlera à celles des visiteurs.